«Mavieestuneparenthèse, j'ysuismisedecoté» © Evey Orcus Jones

«Mavieestuneparenthèse, j'ysuismisedecoté» © Evey Orcus Jones






Sa chauffe - la machine se met en marche.
Le bruit méticuleux du vieux méchanisme qu'on remet en route vadrouille dans ma tête. Un bruit de locomotive. Quel bazard! Les choses s'agitent et s'excitent les unes les autres : certaines cris dans une rue, d'autres pleurent dans un théatre, certaines se cachent à l'ombre des passants, et d'autre brillent parcequ'elles ne savent faire qua ça, jamais elles ne se taisent. Les idées, dans un vrombrissement de colère, trésaillent d'exister et d'être exhibées. Notre vie est un théâtre privé où se joue, à tour de rôle, des pièces des autres.

. Je recommence à chiffoner mon clavier, a tordre mes mots, à travailler la ligne, la droiture, la justesse de mes propos. Mais rien y fait, seul un "bienvenue" sort doucement de mes lèvres, plus comme un murmure que comme une acclamation. Restons bref : salut !

# Posté le mercredi 20 février 2008 16:08

Modifié le vendredi 29 février 2008 15:20

«Wealldeservetodie,evenyouMrs.Lovett,evenme» © Sweeney Todd

«Wealldeservetodie,evenyouMrs.Lovett,evenme»  © Sweeney Todd
Désaxée, entretenir un espoir, le faire fleurir, et attendre qu'il crève pour mieux le photographier*. L'art, c'est l'attente des perditions les plus magnifiques de ce monde. Le bac blanc n'est certe pas une fin en soi, mais une fin totale, une annihilation du bruit, de la gaité, du mouvement - non, pas comme celui de l'autoportrait*
Par ailleurs, à me laver le cerveau au Diderot, à le corompre avec du Lampedusa, et à le travailler avec du Platon qui se fait passer pour du Socrate, ou encore du Perrault qui se raconte des histoires à dormir à l'âge de l'enfance. On pourrait se croire fou. On pourrait. Mais je préfère penser que c'est le tas, et la paperasse qui s'étend devant moi, en une multitude de piles pyramidales décousues qui est une véritable folie. Ou encore, le silence radio et pourrissant des gens mal dans leurs peau avec des promesses et des rêves qui valent pas un clou dans la réalité. Sweeney Todd l'a bien dit "Les temps sont durs, il faut être durs avec eux".Le ciel n'est qu'une vaste étendue bleue déshabiller de son mauvais temps qui nous nargue prétencieuement en nous brulant les yeux à la lumière, dû a un trop long isolement face à des pages dépucellées par des mots morts, parfois depuis plusieurs siècles. Oui, le monde à changé. Pas besoin de se commémorer ça. puisqu'il change constamment : pourquoi râler?

Je suis de retour " ne m'appelez plus Benjamin Barker, c'est Sweeney Todd maintenant"

# Posté le jeudi 21 février 2008 10:32

Modifié le vendredi 29 février 2008 15:18

«Deuxtassesdethés'emboitentl'unel'autre» mais je n'ai rien d'une tasse de thé.

«Deuxtassesdethés'emboitentl'unel'autre» mais je n'ai rien d'une tasse de thé.
La pénuerie de joie est présente. Comme... Une sécheresse durant l'hiver. Sa n'a pas de sens et pourtant. La joie; on l'a enfermé dans des cartons, répartis un peu partout, et maintenant on fouille à la va vite et déballons chaque cartons pour retrouver la joie perdue d'avant. Elle s'est envolée, c'était ce gros ballon rouge qui virevoltait alors? Ou peut-être que c'était ce petit garçon, qui, dans la boulangerie, à glissé dans sa poche, un gros malabar fraise? Et cette vieille femme, à la gaité maladive, qui dissimule sous cette peau pétrit par le temps, un objet que nul ne peut acheter ou vendre... sait-elle est passée la joie?
Le temps est venu de tout recommencer reprendre, de tout modeler. Faire des choix irrévocables comme celui de se choisir un avenir me ramène toujours à cette peur incroyable de passer à côter de ma vie, où de la vivre comme une étrangère à la recherche de l'Attraction touristique determinante du voyage. Un voyage en classe éco. avec personne à mes côtés, et qui se trouble du paysage. La paperasse s'étend de plus en plus sur mon lit - les pyramides se désoudent - et forment des tas singuliers que le chat peine à pousser. Qu'un grand coup de vent passe et enmènne tout ! Je veux voir mes feuilles voleter partout dans ma chambre, je veux les voirs danser! Dailleurs! Je veux et j'exige que ma vie prenne une autre tournure, qu'elle en éclabousse les murs de ma chambre et que les couleurs foudroient la mélancolie de ces quattres murs crèmeux et crepiteux à souhait. Ah! Qu'une comédie se joue dans ma chambre, une vraie comédie burlesque, une tragédie shakespearienne, que les acteurs s'agitent et cris : "Que faisait-elle à la porte"?, ou que Molière y entre et nous mettent en scène son malade imaginaire... Mais non. Seul, l'ennui donne la réplique à la paresse et la poussière se glisse lentement sur mes affaires et j'observe ce tableau inachevé d'autoportrait en mouvement* qui n'a ni mouvement ni ombre, ni la parcelle de ressemblance prévue que j'attribuerait bien au souci du portrait intérieur. J'ai besoin de m'évader, Into the Wild, comme Alexander Supertramp, mais mon bac m'en voudrait d'avoir joué l'indifférente avec lui : alors, je bosse à rêver de ce que je ne ferais jamais.

# Posté le vendredi 22 février 2008 10:05

Modifié le vendredi 29 février 2008 15:13

«Letempsmeperdra?»

«Letempsmeperdra?»
C'est con - dans une certaine mesure.

J'ai retrouvé des objets perdus, lors de mauvaises periodes, ou lors de périodes que je me suis efforcée d'oublier. Un agenda qui date de 2004-2005 avec des citations de partout, des griboullis, ce prénom entouré constament d'un coeur, ces devoirs rayés à la va vite au départ, puis même plus marqués vers la fin de l'année... Un CD que j'avais emprunté à une amie à qui je ne l'ai jamais rendue, faute d'une amitié perdue, des CD pas si vieux avec des "je t'aime" d'une hypocrite malavisée (...), des boites qui ne contiennent plus rien, des boxers cachés toujours propre... Et puis, lui. Lui, qui s'est mis avec une autre plus gentille et plus agée que moi - lui, qui n'a pas essayé de me retrouver, il m'a laissé le perdre. Quelle sottise! Lui, que j'ai effacé de tout mes autres carnets d'écritures, et dont les poèmes jeunot d'une entichée jaunissent au fur et à mesure. Lui, il ne m'a pas retrouvée, parcequ'il ne m'a jamais plus cherché. J'ai perdu l'amour du seul qui comptait. Mais qu'importe, vous ne me lisez même pas.
Alors allons-y, qu'ais-je à perdre? J'ai l'impression de ne plus vouloir avancer - tout les signes sont là : je me retrouve avec des affaires perdues d'une époque de toutes les aventures, j'ai des noms dans mes contacts, dans mes répertoires, mais il n'y a plus personne au bout. Nous ne sommes que des êtres de passage, c'est vrai, Fight Club a dit vrai, mais j'aspire à des choses qui ne me ressemble plus. Into The Wild, je porte mon coeur sur un bancard aussi loin que le permet ma raison, et les masques que vous portez cachent la laideur pourrissante de vos antres - gardez-les, vous êtes l'inspiration de vos nébuleuses malhabillées. P.S : Non pas I love you, mais je suis en train de suivre les miettes de pain sur le chemin, où est la bête?

# Posté le samedi 23 février 2008 16:28

Modifié le vendredi 29 février 2008 14:07

«LES HOMMES VOLENT» © Les femmes aussi, et ça va faire du bruit.

«LES HOMMES VOLENT» © Les femmes aussi, et ça va faire du bruit.
Trop d'idées me trottent dans la tête, comme une grande machine à vapeur qui serait incapable de se stopper tant elle serait lancer à pleine vitesse : elle fonctionne de nouveau. Voilà qui est bien.
J'ai des projets vidéos, des idées totalement délirantes, folles, et qui te laisse un goût de fantastique rêve sur les lèvres mais le gout de merveilleux dans le sommeil. Epouse-moi, délaisse-moi le temps fera office de prête et me laissera pourir dans une tombe liquide et froide, mon sépulcre divin ! Ah que me revoilà! Le sourir innocent de la jeune fille naive, le regard engagé de la jeune femme qui vient s'éteindre dans les sombres puplles dévastées par la désolation et qui tombe à la renverse délibérément dans les méandres du néant. Mais le temps s'éloigne, et seul le bouquet, témoignage de la vie pourrit gaiement sur un ponton : Le Mariage du temps et de la perdition pour Madame Juliette. J'ai des titres, des mots, des images, des vidéos psychiques sublimissimes et qui correspondent à la perfection au sujet qui m'a voué tant de misères et d'attention à le rater. Merci Ben Vautier, non vraiment, j'insiste. Un projet d'arts-plastiques de taille, parceque ce tableau, c'est de la merde en boite - et dire, que ça s'apelle de l'art. «Je suis là».
Peu me comprennent, si certain y arrivent déja BRAVO.

# Posté le mercredi 27 février 2008 13:43

Modifié le vendredi 29 février 2008 14:00